Assemblée générale du 16 mai 2018

Mesdames les professeures,
Messieurs les professeurs,

L’assemblée générale du SPUQO qui se tenait hier, le 16 mai 2018, a permis de combler trois postes au comité exécutif de notre syndicat. Il s’agit de Madame Stéphanie Demers à la présidence et de Madame Louise Briand à la trésorerie pour des mandats de deux ans, ainsi que de Monsieur Vincent Boutonnet à la vice-présidence aux communications pour un mandat d’un an. Notre exécutif renouvelé amorce cette nouvelle année engagé dans la promotion et la défense des intérêts des professeures et professeurs et de la mission universitaire qu’elles et ils portent. La signature de notre nouvelle convention collective, qui avait lieu hier en matinée, nous permet d’envisager les deux prochaines années de façon prudemment optimiste.

Des élections ont également eu lieu pour combler les mandats à la Commission des études, soit trois mandats à titre de direction d’enseignement ou de recherche et de trois mandats à titre de professeure ou professeur. L’assemblée générale a élu Monsieur Guy Bellemare (Relations industrielles), Monsieur Sylvain Brousseau (Sciences infirmières) et Madame Hélène Forget (Psychoéducation et psychologie) pour les mandats à titre de direction d’enseignement ou de recherche et Monsieur David Lefrançois (Sciences de l’éducation), Madame Julie Bérubé (Sciences administratives) et Monsieur Guy Chiasson (Sciences sociales) pour les mandats à titre de professeure, professeur. Nous félicitons ces nouveaux membres de la Commission des études.

L’Assemblée générale a également procédé à l’adoption du budget de l’année 2018-2019.

Enfin, l’Assemblée a adopté à l’unanimité une résolution pour dénoncer le processus de dotation du poste de Vice-rectrice/vice-recteur au développement du campus de Saint-Jérôme et mandater le comité exécutif du SPUQO à mettre en œuvre les recours à sa disposition pour assurer le respect les règlements de l’UQ et de l’UQO par la haute direction au regard de la dotation de ce poste. La résolution se trouve en pièce jointe.

Nous tenons enfin à saluer le travail magistral et exemplaire de notre présidente sortante, Madame Louise Briand. Pendant ses six ans à la présidence du SPUQO, Louise a assumé un leadership rigoureux et transparent dans la reconstruction de notre syndicat. Sa défense des intérêts des professeurs et professeurs et de la mission universitaire à l’interne comme à l’externe a fait de notre présidente sortante une référence et un modèle d’intégrité dans les diverses instances au sein desquelles elle a représenté le SPUQO. Sa présence continue au sein du Comité exécutif saura assurer une transition harmonieuse et constructive pour la suite des travaux de notre syndicat.

Nous saluons également la contribution combien essentielle de Monsieur Guy Bellemare, qui terminait son troisième mandat à titre de conseiller au Comité exécutif. Il a toujours su éclairer de façon judicieuse le travail du Comité exécutif de son expertise indispensable dans le domaine des relations de travail. Son accompagnement bienveillant de professeures et professeurs sur des enjeux relatifs aux conditions de travail a été vivement apprécié.

Nous remercions de tout cœur Louise et Guy pour leur contribution incommensurable à notre syndicat.

Cordialement,

Le comité exécutif

Des appuis de taille pour notre collègue menacée d’exclusion du CA de l’UQO

Mesdames les professeures,
Messieurs les professeurs,

Le 4 mai 2017, notre collègue Louise Briand, membre élue au Conseil d’administration (CA) de l’UQO et présidente du SPUQO, apprenait qu’elle faisait l’objet d’une plainte déposée au Comité de gouvernance et de déontologie du CA, à la suite de la séance du 24 avril.

La plainte reproche notamment à Louise Briand d’avoir placé l’administration dans l’embarras par ses questions et d’avoir provoqué un malaise au sein du Conseil. Par ailleurs, non seulement cette plainte demande-t-elle la suspension de notre collègue à titre de membre du CA, mais elle suggère également la possibilité de la révocation de sa nomination par le Conseil des ministres.

En réaction à cette attaque aux principes de liberté d’expression, de collégialité et de l’indépendance des membres administrateurs de l’université, la Fédération des professionèles (FP-CSN), à laquelle le SPUQO est affilié, a lancé une campagne d’appui à Louise Briand. Cette campagne vise également à « freiner la dérive autoritaire observée dans les universités québécoises et défendre la liberté de parole, la collégialité et la représentation de la communauté universitaire au sein des conseils d’administration ». (Source : Fédération des professionnèles, Les appuis se multiplient pour Louise Briand, http://fpcsn.qc.ca/2017/06/20/les-appuis-se-multiplient-pour-louise-briand/)

Les réponses à cet appel de soutien ont été nombreuses et continuent de croitre. À ce jour, plus de 70 lettres d’appui ont été envoyées à la présidente du CA de l’UQO pour dénoncer les gestes posés à l’égard de notre collègue et la dérive autoritariste qui les sous-tend. Parmi les organisations qui ont signifié leur indignation face à cette atteinte à la liberté de parole et à la collégialité se trouvent notamment l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPU), la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU), la Fédération des employées et employés des services publics (FEESP- CSN), la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (SPUQAT), le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières (SPUQTR), le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec à Montréal (SPUQ) et le Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal (SPGUM).

Or, en dépit de ces nombreux soutiens, la tenue du CA du lundi 19 juin n’a pas permis de faire la lumière sur le cheminement ou l’issue de la plainte et les évènements qui l’entourent n’ont pas été abordés. Il faudra vraisemblablement attendre l’automne pour connaitre la décision du Comité de gouvernance et de déontologie du CA, où siègent deux membres ayant voté l’exclusion de notre collègue le 24 avril dernier, faisant d’eux juges et parties.

Le SPUQO tient à remercier vivement les membres des diverses organisations et les individus qui ont offert leur soutien à notre collègue Louise Briand et ont élevé leurs voix contre l’érosion de la gestion collégiale de nos institutions publiques. Nous souhaitons maintenant que la présidente du CA de l’UQO, ainsi que les membres de son Comité de gouvernance et de déontologie prennent acte de cette réponse collective vive et sans équivoque à toute tentative de museler la contribution rigoureuse et critique des professeures, professeurs membres du CA et qu’elles et ils agissent en conséquence, dans l’intérêt de l’institution et de sa communauté.

Cordialement,

Stéphanie Demers, 1re vice-présidente du SPUQO