Bienvenue sur le site du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO). Fondé le 10 mars 1980, et accrédité le 24 juillet 1980, le SPUQO regroupe et représente près de 250 professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais, répartis dans douze départements sur deux sites (Gatineau et Saint-Jérôme).

Les buts premiers du SPUQO sont la défense et la promotion des intérêts et des objectifs professionnels, économiques, sociaux et politiques de ses membres ainsi que la promotion et la défense de la justice sociale pour l’ensemble de la société.

Le SPUQO est affilié à la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) depuis le 16 mai 1991 et à la Confédération des syndicats nationaux – Fédération des professionnèles (FP-CSN) depuis mai 2014.

Les principaux outils d’information du SPUQO auprès de ses membres, de la communauté universitaire et de la collectivité en général sont le présent site web et son journal Le Fil (voir la section Communications). Des informations par courriel sont aussi fréquemment envoyées aux membres.

Qui gagne, perd…

La semaine dernière, nous avons reçu une sentence arbitrale malheureuse relative aux dégagements de recherche prévus à la clause 10.13 de la convention collective. Cette sentence attribue un pouvoir discrétionnaire à la vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche (VRER), soit celui de ne pas octroyer tous les dégagements de recherche prévus à cette clause, ceci en dépit de la recommandation du comité de la recherche.

Depuis une dizaine d’années, les VRER, messieurs Denis Harrisson et Denis Dubé avaient toujours appliqué la clause 10.13 de la convention collective en octroyant le maximum de dégagements à la recherche prévus (équivalent à 15% du nombre de postes de professeures, professeurs), favorisant ainsi le développement de la recherche. En 2018, pour la première fois, une VRER, madame Sylvie De Grosbois, a décidé de limiter l’octroi des dégagements en recherche à 10% seulement, priorisant ainsi des économies discutables au détriment du développement de la recherche.  

Quel chemin suivra maintenant le nouveau vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, Alain Charbonneau, lors du prochain concours (2019-2020) : celui de favoriser la recherche ou celui de maximiser les économies ?

Somme toute, si la direction a gagné ce grief, l’institution toute entière en sort perdante.

Cordialement,

Le comité exécutif

Les consultations? Être consultées et consultés, mais nullement pris en compte!

Comme vous l’avez appris hier, le conseil d’administration a nommé Alain Charbonneau au poste de VRER lors de la réunion du 3 décembre 2018.

Rappelons que le SPUQO-CSN a mené une consultation auprès de ses membres afin d’identifier la candidate ou le candidat qui recevait leur avis favorable. Rappelons aussi que le SPUQO procède à ce sondage parce que la direction refuse d’agir avec transparence et ne communique pas le résultat des consultations.

Les résultats de la consultation du SPUQO relative au poste de VRER font état d’un avis favorable à Mme Leblon à 56,8% contre 40,4% pour M. Charbonneau.

Les voix des professeures et des professeurs s’exprimaient clairement en faveur de la candidate qui n’a pas été retenue par la direction.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que les voix des professeures et des professeurs ne sont pas prises en compte lors de la nomination de cadres académiques :

  • en 2014, lors de la course au rectorat, les appuis au candidat Denis Dubé étaient plus importants que ceux pour le candidat Denis Harrisson (42,4% favorable contre 40,8%);
  • en 2016, lors de la consultation pour nommer une nouvelle doyenne ou un nouveau doyen de la recherche, la candidate Hélène Forget avait reçu 40,9% d’avis favorables alors que la candidate Charmain Levy en avait reçu 39,4%.

Nous pouvons conclure, encore une fois, que les avis des professeures et des professeurs ne comptent pas lorsqu’il s’agit de nommer les cadres académiques directement impliqués dans leur travail quotidien.

L’Université du Québec en Outaouais est régie par les principes de cogestion qui impliquent que les professeures et les professeurs participent activement à l’administration de l’Université et que leurs voix doivent être prises en compte. Ce principe est entériné dans le Règlement relatif à la consultation pour les postes de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, de vice-recteur adjoint à l’enseignement et à la recherche pour les Laurentides, de doyen des études et de doyen à la recherche qui oblige la direction à consulter les professeures et les professeurs lorsque vient le temps de nommer les cadres académiques.

Des nominations récentes sans consultation (doyenne des études en 2017 et vice-rectrice au développement du campus de Saint-Jérôme en 2018), ajoutées au non-respect des consultations qui ont eu lieu, nous portent à croire que la direction de l’UQO n’agit pas dans l’intérêt supérieur de l’institution.

Nous avons tous la responsabilité de convaincre la direction que les consultations, la transparence de celles-ci, de même que le respect des consultations ne sont pas de l’idéologie syndicale, mais bien une application concrète de la démocratie universitaire.

Solidairement,

Le comité exécutif