Sans consultation ni description de tâches, l’UQO nomme une vice-rectrice

Gatineau, le 11 mai 2018 – Un conseil d’administration (CA) extraordinaire de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) s’est tenu le 10 mai 2018. Le CA a créé le Vice-Rectorat au développement au Campus de Saint-Jérôme et a nommé à sa tête Sylvie de Grosbois, qui est l’actuelle vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO) et le Syndicat des professeures et professeurs (SPUQO) s’inquiètent de la situation. En effet, contrairement à l’esprit et à la lettre de la règlementation en vigueur à l’UQO, aucune consultation n’a été faite sur cette nomination. De plus, les responsabilités du nouveau Vice-Rectorat au campus de Saint-Jérôme ne sont pas clairement définies et pourraient entrer en conflit avec celles des deux autres vice-rectorats de l’UQO.

« Le conseil d’administration de l’UQO ne joue pas le rôle qu’il devrait jouer. Alors que les postes de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, de vice-recteur adjoint des Laurentides, de doyen des études et de doyen de la recherche exigent des consultations, le CA a refusé qu’il en soit de même pour le nouveau poste », a affirmé Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

« En supposant que la création du nouveau vice-rectorat soit justifié, il aurait été requis qu’un appel à candidatures soit fait. Aussi, les membres de la communauté universitaire auraient dû être consultés avant de doter ce poste » a soutenu Louise Briand, présidente du SPUQO et représentante des professeures et professeurs au conseil d’administration de l’Université.

Le recteur refuse l’invitation du SPUQO

Vendredi soir dernier, ​le comité de négociation du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) a sollicité la présence du recteur Denis Harrisson à la table de négociation de ce lundi le 22 janvier 2018. Cette invitation, qu’il a refusée, fut lancée considérant que lui seul dispose des pouvoirs requis pour dénouer l’impasse dans laquelle se trouvent actuellement les discussions en vue du renouvellement de la convention collective entre l’UQO et le SPUQO.

« Nous en étions aujourd’hui à la seconde journée de conciliation sur les deux que nous avions demandées. Nous avons invité le recteur à participer personnellement à cette rencontre puisque lors de la séance du 15 janvier dernier, les représentantes et représentants de la partie patronale n’avaient pas reçu le mandat de répondre à la contre-proposition que nous lui avons présentée. Seul le recteur peut véritablement donner ce mandat, d’où cette invitation que nous lui avons envoyée.  Malheureusement il a refusé notre invitation », de déplorer Louise Briand, présidente du SPUQO.

La rencontre de conciliation du 22 janvier 2018 s’est donc déroulée sans la présence du recteur. La journée fut un échec total puisque l’employeur revient à l’essentiel de sa position qui fut déjà rejetée par l’assemblée générale à 85 % à scrutin secret.

Suite à l’échec de la conciliation, le syndicat réitère son appel au recteur. Selon Louise Briand, « le recteur est l’ultime espoir afin que le renouvèlement de la convention collective puisse se faire sans conséquences négatives pour l’UQO, les professeures et professeurs et les étudiants. »

Des actions et débrayages sont prévus et une autre assemblée générale syndicale aura lieu prochainement. Les membres du SPUQO sont sans contrat de travail depuis le 1ermai 2015.

Le SPUQO compte environ 250 membres affiliés à la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.