La CSN met en demeure la ministre David de renouveler le conseil d’administration de l’UQO

Communiqué de presse – Gatineau, le 10 juin 2018

Dénonçant la composition « irrégulière » du conseil d’administration de l’Université du Québec en Outaouais, le Syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO), affilié à la CSN, somme la ministre responsable de l’Enseignement supérieur, Hélène David, de procéder dans les plus brefs délais au renouvellement du conseil d’administration de l’université.

En effet, La Loi sur l’Université du Québec, qui prévoit la formation du conseil d’administration dans chaque université constituante du réseau UQ, prévoit que les personnes nommées par le gouvernement le sont pour un mandat de trois ans. L’article 33 prévoit que le mandat ne peut être renouvelé qu’une seule fois. Or, quatre membres du conseil d’administration ayant complété leur deuxième mandat continuent pourtant de siéger. Parmi ceux-ci, Lisette Blouin Monfils et Claude J. Chénier ont terminé leur deuxième mandat en septembre 2013.
Le 25 avril dernier, comme le gouvernement ne procédait pas au remplacement de ces quatre membres du CA, le syndicat faisait parvenir une lettre à la ministre concernant la composition du conseil d’administration de l’UQO. On y mentionnait notamment que cinq personnes sur sept représentant les milieux socio-économiques, les diplômés et les collèges sont des personnes retraitées et qu’il serait opportun d’amener du sang neuf au sein de cette institution. Cependant, cette demande est demeurée lettre morte, ce qui justifie le présent recours judiciaire.
« Nous sommes étonnés de n’avoir reçu ni réponse, ni même accusé de réception, considérant qu’il s’agit d’un enjeu de gouvernance d’une importance capitale, souligne la présidente du syndicat des professeures et professeurs de l’UQO (SPUQO), Stéphanie Demers. Pourtant, la Loi sur l’Université du Québec n’est pas respectée actuellement. Nous sommes en droit de fonctionner dans un cadre légitime, ce qui n’est pas le cas depuis trop longtemps. Le laisser-faire actuel soulève de nombreuses inquiétudes chez nos membres. Souhaitons que cette procédure incite la ministre à agir pour faire respecter la Loi à l’UQO ».
Source : FP-CSN

Sans consultation ni description de tâches, l’UQO nomme une vice-rectrice

Gatineau, le 11 mai 2018 – Un conseil d’administration (CA) extraordinaire de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) s’est tenu le 10 mai 2018. Le CA a créé le Vice-Rectorat au développement au Campus de Saint-Jérôme et a nommé à sa tête Sylvie de Grosbois, qui est l’actuelle vice-rectrice à l’enseignement et à la recherche.

Le Syndicat des chargées et chargés de cours (SCCC-UQO) et le Syndicat des professeures et professeurs (SPUQO) s’inquiètent de la situation. En effet, contrairement à l’esprit et à la lettre de la règlementation en vigueur à l’UQO, aucune consultation n’a été faite sur cette nomination. De plus, les responsabilités du nouveau Vice-Rectorat au campus de Saint-Jérôme ne sont pas clairement définies et pourraient entrer en conflit avec celles des deux autres vice-rectorats de l’UQO.

« Le conseil d’administration de l’UQO ne joue pas le rôle qu’il devrait jouer. Alors que les postes de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, de vice-recteur adjoint des Laurentides, de doyen des études et de doyen de la recherche exigent des consultations, le CA a refusé qu’il en soit de même pour le nouveau poste », a affirmé Marie-Josée Bourget, présidente du SCCC-UQO.

« En supposant que la création du nouveau vice-rectorat soit justifié, il aurait été requis qu’un appel à candidatures soit fait. Aussi, les membres de la communauté universitaire auraient dû être consultés avant de doter ce poste » a soutenu Louise Briand, présidente du SPUQO et représentante des professeures et professeurs au conseil d’administration de l’Université.