INFO-NÉGO – 1er juin 2017

Retour à la table de négociation!

Mesdames les professeures,
Messieurs les professeurs,
Comme nous vous en informions dans le cadre de l’Info-Négo du 25 avril 2017 (https://spuqo.com/page/3/), le SPUQO a demandé l’intervention du Tribunal administratif du travail (TAT) face au manque de bonne foi de la partie patronale dans la négociation qui vise le renouvèlement de notre convention collective, échue depuis le 30 avril 2015.

Aujourd’hui, le 1er juin 2017, dès le début de l’audience au TAT, le juge Sylvain Bailly a demandé aux parties de considérer l’idée de suspendre la cause afin de permettre une ultime tentative de conciliation. La partie patronale ayant accepté de revoir ses positions, le syndicat a décidé de suspendre sa plainte pour négociation de mauvaise foi. Le juge administratif conserve le dossier et le syndicat pourra réactiver sa plainte le cas échéant. Les parties aviseront donc le conciliateur afin de reprendre les pourparlers.

Le SPUQO a accepté de suspendre la cause dans l’intérêt de ses membres. Nous voulons un règlement à la hauteur de la contribution essentielle du travail des professeures et des professeurs à l’Université, aux communautés qu’elle dessert, ainsi qu’à la société en général. Nous réitérons que seules des conditions de travail exprimées collectivement par les membres du SPUQO permettent de développer l’UQO.

Si l’impasse est éventuellement dénouée, il aura tout de même fallu plus de deux ans ainsi que les interventions d’un conciliateur et d’un juge du TAT pour y arriver.

Cordialement,

Le comité de négociation

Le SPUQO appuie unanimement la plainte de négociation de mauvaise foi déposée par son comité de négociation

Gatineau, le 3 mai 2017 – Aujourd’hui, lors de leur assemblée générale annuelle, les membres du Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais ont adopté unanimement une résolution d’appui à leur comité de négociation qui a déposé, le 21 avril dernier, une requête en vertu de l’article 53 du Code du travail demandant au Tribunal administratif du travail (TAT) de statuer sur la mauvaise foi de l’employeur dans le cadre de la négociation actuelle.

« Depuis 21 mois, nous tentons de nous entendre avec un employeur qui ne fait pas preuve de diligence et qui multiplie les fausses promesses de déposer ses offres globales. De notre avis, celui-ci n’a pas démontré son désir d’en arriver rapidement à une entente en refusant de déposer ses offres globales. Contre toute logique, il nous demande même d’abandonner toutes nos demandes sur les clauses normatives sans nous divulguer celles ayant des incidences monétaires », de déplorer Louise Briand, présidente du SPUQO.

« Pour la première fois de son histoire, la direction de l’UQO a confié le mandat de négocier à un cabinet d’avocats externes à l’institution. Nous sommes alors en droit de nous demander si la mauvaise foi de l’employeur est liée à la porte-parole patronale, Isabelle Carpentier-Cayen ou au refus obstiné de Denis Harrisson, recteur de l’UQO, de donner un réel mandat à son comité de négociation pour en arriver à un règlement », de conclure madame Briand.

Sans contrat de travail depuis le 1er mai 2015, le SPUQO compte environ 250 membres affiliés à la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle est composée de près de 2000 syndicats. Elle regroupe plus de 325 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Renseignements :

Martin Petit, conseiller aux communications

514 894-1326

martin.petit@csn.qc.ca