Des nouvelles de votre syndicat – 1er mai 2013

Le conseil exécutif du SPUQO vous informe de l’avancement des dossiers en cours dans lesquels il se porte à la défense des intérêts et conditions de travail des professeurs.

1) Le conseil exécutif déposera demain un grief afin d’empêcher l’utilisation de bulletins de couleurs différentes lors de la prochaine consultation pour le poste de vice-recteur à l’enseignement et à la recherche (VRER)

En février 2013, l’Université a déclenché une consultation pour le poste de VRER. Au cours de cette consultation, des professeurs ont constaté que la direction utilisait des bulletins de consultation de différentes couleurs selon la fonction des personnes consultées : directions de départements, directions de modules,  responsables de programmes, membres du corps professoral sans responsabilité administrative. Plusieurs professeurs ont exprimé une crainte que l’utilisation de bulletins de couleurs permette de les identifier dans ce processus qui est confidentiel. Le SPUQO a donc demandé à ce que le dépouillement du vote soit confié à un tiers, comme cela se fait à l’UQAM, avant de communiquer le résultat au comité de sélection. La direction a refusé et elle a soutenu qu’elle tient à pondérer les résultats de la consultation selon la fonction occupée. Le grief visera donc à faire en sorte que lors des prochaines consultations l’Université enverra des documents identiques à tous les professeurs.

2) Le chantier sur la loi-cadre des Universités

Le Sommet sur l’enseignement supérieur a donné lieu à la création de chantiers, dont celui sur la loi-cadre. Une délégation de la FQPPU, formée de Max Roy (UQAM, président de la FQPPU), Michel Umbriaco (TELUQ), Françoise Naudillon (Université Concordia) et Louise Briand (UQO) s’est rendue à Québec lundi dernier afin de rencontrer Madame Lise Bissonnette et Monsieur John Porter, les deux co-présidents de ce chantier. La délégation de la FQPPU a présenté ses réponses aux quatre questions posées par les co-présidents en plus de faire valoir d’autres éléments à intégrer au projet de loi-cadre, notamment les droits des professeurs et des étudiants et les caractéristiques des dirigeants et administrateurs des universités. Le mémoire de la délégation sera rendu public à la clôture des consultations de ce chantier, soit le 17 mai.

Les quatre questions posées par les co-présidents :

  1.    Une loi-cadre devra-t-elle affirmer les missions et les valeurs  de l’université québécoise? Si oui, de quelle façon?
  2.    Existe-t-il un modèle universitaire québécois distinct? Si oui, en quoi se distingue-t-il?  De quelle manière la loi-cadre doit-elle en rendre compte?
  3. Quels sont les principes de gouvernance que la loi-cadre devrait retenir et formellement inscrire à son texte?
  4. De quelle façon, dans une perspective de saine gouvernance, une loi-cadre peut-elle concilier les attentes de la collectivité à l’égard des universités avec les moyens d’y répondre?)

3) Le retrait des constituantes du réseau de l’Université du Québec de la CREPUQ

Lors du Sommet sur l’enseignement supérieur, la Première ministre avait indiqué que les mandats confiés à la CREPUQ seraient transférés au futur Conseil national des universités. Lors du Sommet, l’unité  qu’affichaient traditionnellement les chefs d’établissement commençait à montrer des failles au sujet de la mission des universités – quelques-uns demandaient de créer deux classes -,  et de la modulation des droits de scolarité. Depuis le retrait de l’Université Laval et l’annonce de l’Université de Montréal de tirer sa révérence à son tour, la « chicane » battait son plein (http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201304/24/01-4644211-la-chicane-a-la-crepuq-doit-se-regler-a-linterne-croit-le-recteur-de-luqar.php) et les rumeurs concernant le retrait des établissements du réseau de l’Université du Québec étaient persistantes.

La nouvelle a été annoncée hier : la CREPUQ « ça ne marche plus» selon la présidente de l’Université du Québec, Madame Sylvie Beauchamp (http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201304/30/01-4646144-universite-du-quebec-10-des-11-etablissements-menacent-de-quitter-la-crepuq.php).

Il y a lieu de se réjouir. Rappelons que la CREPUQ a adopté des positions préjudiciables pour les universités en région (la hausse des droits de scolarité du gouvernement Charest notamment) et soutenu les principales dispositions du projet de loi 38 (Loi sur la gouvernance) lesquelles étaient nuisibles pour le fonctionnement collégial de notre institution. Enfin, signalons que l’UQO contribue, à même sa subvention de fonctionnement, aux dépenses de cet « organisme privé qui regroupe sur une base volontaire tous les établissement universitaires québécois » : pour l’année qui vient de se terminer, le coût de cette affiliation s’élève à 70 200 $, une économie dont on ne saurait se priver en cette période de compressions.

Nous souhaitons à toutes et à tous une excellente Journée internationale des travailleurs