Le Syndicat des Professeures et Professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) dénonce le climat de peur à l’UQO

MONTRÉAL, le 20 avril 2012 /CNW Telbec/ – Le Syndicat des professeures et professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) dénonce le climat de peur qui s’est installé aux deux principaux pavillons du campus de l’Université du Québec en Outaouais cette semaine à Gatineau.

Le SPUQO souligne que la centaine d’arrestations d’étudiant-e-s dans la cafétéria du pavillon Lucien-Brault lors d’une manifestation jeudi le 19 avril s’inscrit dans une semaine où nos membres ont rapporté plusieurs arrestations et incidents qui portent atteinte aux libertés civiles, dont la liberté d’expression et la liberté académique.

Le syndicat des professeur-e-s s’inquiète :

  • de l’effet de la présence massive de forces policières armées sur le campus universitaire de Gatineau.
  • de la captivité de son personnel et de ses étudiants pendant plusieurs heures dans certains immeubles et stationnements de l’université.
  • des instructions contradictoires demandant par intercom au personnel de se barricader dans les bureaux, puis des sonneries continues d’alarme d’évacuation, qui ont causées un état de panique chez le personnel et les étudiants qui se sont heurtés à des portes verrouillées en tentant de sortir du pavillon Brault

Le syndicat réitère donc sa critique des conditions de travail dans lesquelles ses membres ont été placés durant les derniers jours. Il manifeste encore une fois son désaccord face à une situation qui oblige les professeur-e-s à donner leurs cours dans un tel climat d’insécurité et d’intimidation.

Le SPUQO dénonce, une fois de plus, les obligations déraisonnables qui leur sont faites, condamne la violence à l’UQO et affirme :

  • que les professeur-e-s ne peuvent pas être tenus d’enseigner dans des conditions anormales ne permettant pas une relation pédagogique et l’atteinte des objectifs du cours, et ce, conformément à leur convention collective;
  • qu’ils restent les seuls juges des exigences pédagogiques pour la réussite de leurs cours et, par conséquent, des modalités d’évaluation qui peuvent être proposées aux étudiants;
  • que leurs droits civils et professionnels doivent en tout temps être respectés et qu’ils ne doivent pas être soumis à des pressions physiques ou psychologiques dans le cadre de leur travail.